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Bahreïn se prépare à l'après-crise

Rédigé par princevaillant@ymail.com | Mardi 19 Mai 2009

Connaissez-vous l'économie la plus ouverte du monde arabe ? Les noms des plus grands pays de la région défilent dans votre esprit.



Eh bien non ! Il s'agit du minuscule Bahreïn, qui confirme d'ailleurs sa bonne réputation au niveau mondial : il est la seizième économie la plus ouverte au monde, selon l'Index of Economic Freedom. Forbes le classe quant à lui à la trente-troisième position en terme d'environnement favorable aux affaires.

Des résultats qui prouvent que le pays n'est pas simplement une puissance pétrolière. Environ 75% du PIB provient de secteurs autres que le pétrole, en particulièrement des services et de la finance.
Méfiance alors, s'il s'agit de finance ? Pourtant, le Bahreïn se sort jusqu'à présent très bien de la crise, entre autres parce que son secteur bancaire est largement islamique. Le royaume est d'ailleurs l'un des pays précurseurs en ce qui concerne la finance islamique.


De sains principes financiers hérités de l'islam

Les sains principes de cette finance ont contribué à protéger les établissements des produits toxiques : interdiction de percevoir des intérêts au simple motif de l'écoulement du temps, interdiction de prendre des risques élevés, comme au travers de la spéculation, obligation d'adosser toute activité à un actif réel et de partager les pertes et les profits entre les parties impliquées.

A cela s'ajoute l'interdiction d'investir dans des secteurs prohibés par la charia. Pas de subprime ou autre cadavre de ce genre-là dans les banques islamiques donc.

Toutefois, il ne faudrait pas pécher par excès d'optimisme et Luc Leruth, économiste principal aux Bureaux européens pour le FMI, explique : "Les banques de Bahreïn devraient plus souffrir dans la deuxième phase de la crise, qui touche l'économie réelle, qu'au cours de la première, plus financière. Cela s'explique entre autres par l'importance de leur implication dans le secteur immobilier. Le secteur bancaire est très bien régulé, mais manque encore de diversification."

La bonne régulation, la transparence et une bonne gestion des risques sont des qualités que la Banque mondiale souligne à propos de Bahreïn.



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Auteur : Ingrid Labuzan, 13 mai 2009







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