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Sur le vif

Aulnay-sous-Bois : le soutien marqué de François Hollande à Théo

Rédigé par | Mardi 7 Février 2017



Après une nouvelle nuit de violents affrontement entre des jeunes et la police à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, l’exécutif français s’est décidé à intervenir.

Dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 février, 26 personnes ont été interpellées. Autour de la cité des 3000, une dizaine de véhicules ont été incendiés ainsi que deux tentatives d’incendies contre deux restaurants ont été recensées. Les forces de l’ordre ont, de leur côté, procédé à des tirs de sommation à balles réelles. Ces incidents font suite à la violente agression de Théo par quatre agents de police.

François Hollande a crée la surprise mardi 7 février en se rendant au chevet du jeune Aulnaysien de 22 ans à l'hôpital Robert Ballanger, situé à Aulnay. Le chef de l'État est resté une demi-heure avec Théo, arrêté pour 60 jours, et plusieurs membres de sa famille. « Je tenais à venir voir Théo ainsi que sa famille. Il a réagi avec dignité et responsabilité. La justice est saisie et va aller jusqu’au bout. J’ai une pensée pour Théo qui a un comportement exemplaire », a-t-il déclaré, cité par Le Parisien.

Il s’est exprimé mardi matin lors de l'inauguration le nouveau service d'accueil unique du justiciable (SAUJ) au tribunal de Pontoise. « La justice (...) est garante des libertés et les citoyens doivent comprendre que c'est le juge qui les protège », a-t-il assuré, ajoutant que « le juge prend la décision, y compris pour ouvrir une information judiciaire et pour qualifier les faits qui permettent au citoyen de savoir qu'il sera protégé si ses droits ont été bafoués, si son intégrité physique a été mise en cause, y compris par un agent des forces de l'ordre ». Dimanche 5 février, les quatre policiers avaient été mis en examen pour violences volontaires en réunion avant que la qualification de viol soit finalement retenue pour l’un d’entre eux.

Comme le chef de l'Etat, le Premier ministre Bernard Cazeneuve s’est exprimé pour la première fois sur cette affaire depuis les couloirs de l’Assemblée nationale. Il a plaidé pour plaidé pour « la plus grande fermeté » quand « il y a manquements graves » des forces de l'ordre. « Je sais à quel point les policiers et les gendarmes sont exposés dans la lutte antiterroriste et aux violences, mais ils doivent être à chaque instant absolument exemplaires », a-t-il ajouté.

Bruno Le Roux, le ministre de l’Intérieur, a pris la parole au sein de l’hémicycle, répondant aux interrogations du député de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg. « Les faits que vous venez de décrire emportent une gravité évidente. Je veux ici dire que mes premières pensées s'adressent naturellement à ce jeune garçon, à sa famille et à ses amis » a-t-il dit. Le ministre a affirmé vouloir « rappeler à leur devoir d'exemplarité tous les fonctionnaires de police et de gendarmerie ». Il a assuré que « tous les éléments ont été transmis afin que la Justice puisse sans délai mener l'enquête » et qu’en conséquence il demande à « ce que chacun appelle à la sérénité ».

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