Pour le député et le maire, la situation de l’école « relève d’un traitement anormal ». « A l’évidence pour les écoles confessionnelles catholiques, c’est plus simple », s'indigne même M. Salvator, qui s’est engagé à solliciter les autorités compétentes. Un soutien moral officiel qui redonne du baume au cœur des responsables. Malgré les frais d’inscription astronomiques - qui peuvent s’élever jusqu’à 5 000€ par an et par élève- Youssef Riahi, un des responsables administratifs de Réussite, parle d’un « gouffre financier ingérable » par l’école seule. Contacté par Saphirnews, il explique que le déficit budgétaire de l’année s’élèvera « probablement à 200 000€ », chiffre qui viendra s’ajouter au 360 000€ de dettes si rien n’est fait. « Depuis 2006, nous sommes obligés de licencier une partie du personnel, d’augmenter les frais de scolarité et de faire appel aux bienfaiteurs. Notre communauté musulmane est généreuse et je la remercie pour son effort perpétuel. Mais le budget des ménages est aussi limité et on ne peut pas continuer de leur demander indéfiniment », explique M. Riahi. Faute de moyens, l’établissement a été obligé de se séparer l’an dernier de sa classe de première et de terminale et n’a pas payé son personnel l’été dernier. Les élèves, aujourd’hui au nombre de 92, sont « obligés, à un moment donné, de se réorienter vers les établissements publics ou de s’inscrire aux cours par correspondance. C’est notamment le cas de certaines filles voilées qui refuse de choisir entre le droit à l’éducation et le droit à la pratique religieuse », affirme le responsable.