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Arnaud Montebourg fustige la 'guerre des chefs' au sein du PS

| Lundi 12 Mai 2008

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a dénoncé la "guerre des chefs" qui ferait rage selon lui au sein du Parti socialiste, estimant que Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS".



Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône-et-Loire
Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône-et-Loire
"Bertrand Delanoë et Ségolène Royal n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs. Ils doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche", a déclaré le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg dans un entretien qu'il accordait ce week-end au Journal du Dimanche.

"Les Français [...] préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide", a-t-il ajouté.

"Nous avons besoin d'un super mécano pour réunir les radicaux, les Verts, les communistes, les citoyens... et pourquoi pas s'il le souhaite le Modem", a estimé Arnaud Montebourg.

"Au PS, de nouveaux candidats apparaissent toutes les 10 minutes, ce qui achève de le ridiculiser. J'ai proposé que Pierre Moscovici soit le premier secrétaire de la reconstruction. Nous devrions faire une contribution autour de lui et porter sa candidature. L'idée fait son chemin", a encore déclaré M. Montebourg.

Au cours du même entretien, le député a souligné le fait que, si les socialistes sont "inaudibles", ce serait "parce que nous sommes au pain sec et à l'eau médiatiques". "Aujourd'hui, l'expression en faveur de l'UMP, président de la République et collaborateurs compris, a augmenté de 256% sur TF1 et 196% sur France 2 (chiffres CSA). Face à une telle hégémonie, nous sommes en voie de disparition! Pour le reste, le sarkozisme s'attaque à tous les contre-pouvoirs: juges, avocats et journalistes. C'est la tentation de l'abus de pouvoir contre laquelle nous nous élevons à travers la réforme institutionnelle", a encore estimé Arnaud Montebourg.




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