Connectez-vous S'inscrire






Archives

Après Bolufer, Chevènement dans le collimateur

| Lundi 24 Décembre 2007

Après la démission de son directeur de cabinet Jean-Paul Bolufer suite aux révélations du Canard Enchaîné concernant la location par ce dernier d'un appartement de standing au prix d'une habitation à loyer modéré, Christine Boutin s'est dite ce matin "plutôt renforcée dans [sa] responsabilité". Dans le même temps, c'est l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement qui est visé par un adjoint au maire de Paris.



"Je comprends l'émoi soulevé dans l'opinion : il est révélateur de la gravité de la situation du logement en France, qui a accumulé un retard dans la construction de plus de trente ans", a déclaré ce matin la ministre du Logement Christine Boutin dans une interview accordée au quotidien Le Figaro, estimant : "Je n'ai rien à voir avec cette affaire et j'en ai tiré les conséquences en me séparant de Jean-Paul Bolufer. Je me sens plutôt renforcée dans ma responsabilité, tant le premier ministre et le président de la République mettent en avant mes propositions pour résoudre la crise du logement."

Dans le même temps, Jean-Yves Mano, l'adjoint au Logement du maire de Paris Bertrand Delanoë, dans un entretien accordé ce samedi 22 décembre au quotidien Le Parisien, juge "regrettable" le fait que l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement "ne quitte pas" son appartement situé, comme celui de M. Bolufer, dans le Vème arrondissement de Paris, "un logement social déconventionné, à loyer libre". La Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) n'aurait selon Jean-Yves Mano, "aucun moyen" de demander le départ de M. Chevènement.

"Je consacre 25 % de mes revenus au paiement de mes loyers. Je suis dans une situation parfaitement légale", a répondu le jour même Jean-Pierre Chevènement, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) dans un communiqué, précisant être "locataire de la RIVP depuis 1971 et acquitter un loyer qui correspond à la prestation fournie". "Je n'entends pas servir d'otage à travers des polémiques de caniveau aux négociations pour les élections municipales à Paris", a ajouté Jean-Pierre Chevènement.




Dans la même rubrique :
< >

Loading










Nos services web

Recevez le meilleur de l'actu