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Culture & Médias

Ani milite pour Islam and Music

Rédigé par propos recueillis par Amara Bamba | Samedi 28 Octobre 2006

Zuriani Ani Zonneveld, vit à Los Angeles d'où elle écrit, chante et produit des chansons. Malaisienne de naissance, Ani a reçu plusieurs prix aux Etats-Unis et en Malaisie pour son travail personnel et sa collaboration avec d'autres artistes. Déjà à la tête de la “Progressive muslim Union”, elle co-oganise aussi le festival annuel, interconfessionel “God Loves Beauty festival” (Dieu aime la beauté) qui se veut aussi une initiative encourageant l'expression artistique des musulmanes. Entretien avec une artiste, une musulmane, une militante engagée dans l'enseignement de l'islam "by music”.



Ani, enseignante de l'islam par la musique
Ani, enseignante de l'islam par la musique
SaphirNews.com: Il est rare de rencontrer une musulmane, militante, professionnelle de la chanson.

Zuriani Ani Zonneveld: Oui je le sais (rire). Et pourtant je fais ce métier depuis dix-neuf ans maintenant. Mais je vis à Los Angeles! Et depuis les évènements du 11 septembre, j'ai éprouvé le besoin de revenir à mon identité islamique et à ma musique. J'essaye de les mettre ensemble, toutes les deux, pour éduquer les gens à propos de l'islam. Donc je suis une enseignante de l'islam par la musique.

Est-ce votre milieu familial qui vous a préparée au métier de parolière ?

Zuriani Ani Zonneveld: Non pas du tout. Mon père était diplomate. Il fut ambassadeur en Allemagne, en Egypte et en Inde. Donc pendant quinze années de ma vie, j'ai été en voyage à l'étranger. Mais j'ai toujours aimé la musique et j'ai toujours étudié la musique classique. Pour mes études universitaires aux Etats Unis, j'ai étudié l'économie et les sciences politiques. Puis j'ai fait ce que je voulais réellement faire, parce que je voulais vraiment le faire. Bien entendu ce ne fut pas sans problème. Quand vous êtes filles d'ambassadeur, votre place n'est pas sur la scène musicale! Vous devez être diplomate voire ambassadeur, sinon vous prenez un autre métier aussi prestigieuse du genre médecin, etc.... Bref, mon nom était déjà inscrit sur la porte en tant que diplomate. Mais je savais vraiment ce que je voulais faire. Et j'ai choisi ma voie dans la musique.

Certains disent que la musique n'est pas une activité halal. Le savez-vous?

Zuriani Ani Zonneveld: Oh oui, je le sais! Je me suis déjà confrontée à des gens qui m'envoyaient en enfer parce que je faisais de la musique. En plus, puisque je suis une femme, ils m'envoyaient dans le plus profond des enfers. Mais je ne m'en suis pas préoccupée. Parce que je pense que le talent que Dieu m'a donné est le talent dont je dois me servir pour servir Sa cause. Je ne me dénude pas sur scène, je ne fais pas provocation en jouant de mon corps de femme. Non, mon attitude est positive et la seule chose qui me pousse à écrire, à chanter, quand je chante, est d'apporter le message de l'islam aux gens. C'est tout. Généralement, je préfère rester en retrait. Je me sens très bien en arrière plan dans le rôle de parolière, ou de productrice

En tant que parolière, quelle est votre coeur de cible?

Zuriani Ani Zonneveld: Il y a plusieurs niveaux d'enseignement. Malheureusement, beaucoup de musulmans ne m'invitent pas. Et je pense qu'une approche serait de reéduquer les musulmans à l'islam. En Afghanistan par exemple, des musulmans ont voulu pendre une personne parce qu'elle s'était convertie au christianisme. Cela m'a inspiré une chanson où je dis qu'il n'y a pas de contrainte en islam, il n'y a pas de contrainte dans la foi. J'explique qu'on est libre de suivre la voie que l'on veut. Et quand je chante cette chanson devant un public musulman, ils n'en reviennent pas. Nous savons, par les médias, que si vous vous convertissez à une autre religion après avoir été musulman, vous mettez votre vie en danger. Le sujet de ma chanson ouvre le débat sur ce sujet. Je dis clairement : non, il n'y a pas de contrainte en matière de foi. Et j'enseigne ainsi aux gens. Ce que je Coran dit et ce que les musulmans font, sont souvent différents. Et nous devons le savoir. Afin de pouvoir réagir lorsqu'un crime se prépare au nom de notre religion.

Avez-vous des contacts en Europe, en France par exemple?

Zuriani Ani Zonneveld: Malheureusement, non! Et pourtant ça me plairait bien. Chaque fois que je suis allée en Europe, c'était pour des scènes pop ou pour de la production. Mais ce n'était pas dans un cadre islamique. La scène pop et la scène islamique sont deux mondes différents. Mon expérience est d'essayer de les amener à se rejoindre. Car, je pense qu'il est possible de les concilier.





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