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Angela Merkel, la nouvelle chancelière, en visite à Paris

| Mercredi 23 Novembre 2005

Au lendemain de son investiture à Berlin, Angela Merkel à choisi Paris pour son premier déplacement en tant que chancelière. Elle a donc rencontré, mercredi, Jacques Chirac avec pour volonté de relancer la relation franco-allemande.



Cette première étape de Mme Merkel sur la scène européenne était d'autant plus observée que son prédécesseur social-démocrate Gerhard Schröder avait su créer avec M. Chirac une relation intense d'amitié, malgré des débuts difficiles. En 1998, le tout jeune chancelier Gerhard Schroder avait irrité Paris en choisissant de réserver sa première visite au Premier ministre britannique Tony Blair.

La relation franco-allemande est «une relation amicale, intense»

C’est dans une atmosphère chaleureuse que la chancelière chrétienne-démocrate a été reçu par le président français à l'Elysée. Angela Merkel a confirmé devant Jacques Chirac son attachement au couple franco-allemand qui, selon elle, est "non seulement important pour nos deux pays mais essentiel pour l'Europe". Cette visite n'est «pas un rituel», a assuré Mme Merkel. La relation franco-allemande est «une relation amicale, intense» qui «est non seulement importante pour nos deux pays mais essentielle pour l'Europe», a-t-elle dit.
La relation franco-allemande est «fondée sur le respect, l'amitié, la compréhension et l'intérêt partagé», a souligné M. Chirac. «Nous avons de l'Europe une vision commune. Nous voulons l'un et l'autre une Europe politique et sociale, une Europe organisée, une Europe fondée sur la solidarité, des politiques communes et un effort permanent d'harmonisation de ces politiques communes», a-t-il assuré. «L'amitié franco-allemande» est «au cœur même de la politique étrangère de la France».
La préparation du sommet européen des 15 et 16 décembre à Bruxelles, qui aura la rude tâche de trouver un accord sur le budget communautaire pour 2007-2013, a été un des thèmes principaux de l'entretien à l'Elysée, Mme Merkel laissant entendre qu'il était prématuré de vouloir lui faire jouer un rôle de médiatrice.

La Turquie

Interrogée sur l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la chancelière a affirmé que «des liens stratégiques avec la Turquie (étaient) importants pour l'Europe». Toutefois, il s'agit d'un "long processus", a-t-elle rappelé. "Nous sommes tout à fait sur la même ligne", a assuré Jacques Chirac. Lors de la campagne électorale en Allemagne, Mme Merkel s'était pourtant prononcée pour un "partenariat privilégié" avec Ankara, plutôt qu'une adhésion.
Mme Merkel était ensuite attendue à Bruxelles, pour y rencontrer le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer. Elle s'entretiendra jeudi avec le Premier ministre britannique Tony Blair à Londres.




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