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Sur le vif

Alliot-Marie promet la sécurité

| Mercredi 5 Septembre 2007



Mardi, le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a promis une politique "extrêmement ferme" pour assurer la sécurité des habitants des quartiers lors d'une visite en Seine-Saint-Denis marquée par l'agression mortelle d'un commerçant.

Alors qu'elle entamait un déplacement dans le département où elle devait rencontrer un gérant de supérette de Saint-Denis agressé à plusieurs reprises par des délinquants ces derniers mois, un épicier d'Epinay-sur-Seine âgé de 54 ans a été poignardé de six coups de couteaux par un homme de 41 ans qu'il connaissait bien.

Le ministre de l'Intérieur s'est rendue sur les lieux. Elle a assuré que ce "drame" n'avait cependant "rien à voir avec les phénomènes de bande ou de quartier", question centrale de sa visite dans le département.

Elle a ensuite rejoint le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis, ville voisine, où elle avait promis de venir après avoir rencontré en juillet le gérant d'une supérette Franprix qui lui avait affirmé, en larmes et le bras en écharpe, s'être fait "massacrer dans son magasin".

Mahmed Abderrahmen, dont l'histoire a été largement médiatisée depuis, a rapporté avoir été agressé à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Hospitalisé plusieurs jours en état de "faiblesse", il va bénéficier d'une protection policière des renseignements généraux, a-t-on appris mardi de source policière. Cette protection "lourde" a suscité quelques "mouvements d'humeur" aux RG, selon la même source.

"J'ai l'intention que soit menée une action extrêmement ferme parce que tout le monde a le droit, sur le territoire français, de vivre en étant respecté dans son intégrité physique, sa liberté d'aller et venir", a déclaré le ministre à la presse à l'issue d'une rencontre avec M. Abderrahmen dans son magasin où les caméras de surveillance ont filmé le lancer d'un vélo sur les caissières et l'agression du gérant avec des battes de base-ball.

"Ce qu'il faut essayer, c'est de (les) neutraliser", a déclaré le ministre. "Il faut isoler les délinquants", qui suscitent la peur, a ajouté Michèle Alliot-Marie. "Il faut que nous éliminions ce sentiment de peur en montrant que la loi est respectée".




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