Le ministre de l’Intérieur a ensuite contesté, une fois de plus, la pertinence d’un renforcement des moyens mis à la disposition des établissements placés en ZEP (Zone d’éducation prioritaire) voulu par le premier ministre Dominique de Villepin et face auquel il avait déjà préconisé le « dépôt de bilan des ZEP ». « On s'est débrouillé de telle façon que les Zep ont aujourd'hui renforcé la ségrégation parce qu'aucun parent dont les enfants ne sont pas en trop grande difficulté et ont le choix, ne souhaite mettre son enfant dans un lycée de Zep, a martelé le ministre de l’Intérieur, poursuivant : « Si vous continuez avec les mêmes méthodes et que le seul changement, ça consiste à dire « Là où on met 100 on va mettre 1.000 », mais si vous mettez 1.000 dans le mauvais tuyau, il n'y a aucune raison pour que vous transformiez les choses et que vous résolviez les problèmes. La seule spécificité des Zep c'est qu'il y a deux élèves de moins en moyenne par classe. Qui oserait me dire qu'en mettant deux élèves de moins par classe on résout le problème ? Personne ».
« M. Finkielkraut est un intellectuel qui fait honneur à l'intelligence française et s'il y a tant de personnes qui le critiquent, c'est peut-être parce qu'il dit des choses justes » a par ailleurs suggéré Nicolas Sarkozy, prenant publiquement la défense du philosophe Alain Finkielkraut concernant les propos que ce dernier avait tenu à un journal israélien et qui avaient vivement choqué l’opinion. « Lui ne se croit pas obligé de défendre cette pensée unique qui n'a eu comme seul résultat de porter le Front national à 24% ».