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Economie

Aïd el Adha : la valse des autorisations

| Jeudi 27 Novembre 2008



Aïd el Adha : la valse des autorisations
Les autorisations exceptionnelles succèdent aux fermetures. Les musulmans de Saint-Vallier près de Grasse dans les Alpes Maritimes vont pouvoir procéder à l’abattage rituel les 8, 9 et 10 décembre. Le gérant de l’établissement Bernard Bruno est revenu sur sa décision après que la préfecture et la mairie aient mis un terme à son projet d’installation d’un abattoir permanent. « Ma décision de revenir dans l’organisation de l’Aïd a été dictée par la sagesse. Je le fais aussi pour les musulmans » a-t-il déclaré dans Nice-Matin daté du 26 novembre.

Après une nouvelle visite de contrôle des services vétérinaires accompagnés de représentants de la sous-préfecture de Grasse, la semaine dernière, une autorisation temporaire de fonctionnement a été délivrée. Dans une lettre envoyé à Bernard Bruno, le préfet s’explique : « la volonté républicaine d'offrir à nos concitoyens de confession musulmane des espaces sacrificiels techniquement et sanitairement dignes et bien organisés, a conduit le maire de Saint-Vallier à admettre qu'un agrément temporaire pour faire fonctionner l'abattoir pendant trois jours permettait à la fois d'accueillir les communautés célébrant l'Aïd el-Kébir de manière respectueuse et garantissait, par sa durée limitée, que le site n'ait à subir aucune dégradation, transformation ou évolution non autorisée et durable », rapporte Nice Matin. De son coté le Maire de Saint-Vallier se satisfait de cette décision temporaire. Et même si cette décision ne fait que reporter le problème, les 2000 bêtes prévues pour la fête ont enfin un lieu d’abattage.

En région parisienne, les musulmans franciliens vont pouvoir procéder au sacrifice dans l’abattoir de Villiers-sur-Marne, le seul de la petite couronne, rapporte Le Parisien. Mardi soir, la préfecture du Val de Marne a fini par donner son autorisation à l’ouverture exceptionnelle du lieu, après plusieurs jours d’incertitude. La direction départementale des services vétérinaires réclamait des documents supplémentaires pour valider le dossier. Face à cette situation de blocage à l’approche de la fête, les associations du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis et de l’Essonne se sont mobilisées. En quelques jours, leur pétition a recueilli plusieurs milliers de signatures, selon Le Parisien. Face au risque d’abattages clandestins, le député-maire de Villiers, Jean-Jacques Benisti est intervenu. Là encore la solution reste temporaire regrettent le représentant du Comité de soutien à l'abattoir de Villiers.






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