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#1AnAprès

Ahmet Ogras : L’avenir de la France est entre nos mains, à nous de le bâtir

Rédigé par Ahmet Ogras | Lundi 18 Janvier 2016

Un an après les premiers attentats qui ont bouleversé la société française, que faut-il retenir de ces funestes événements et de leurs conséquences ? Quels messages promouvoir et que préconiser pour construire une société meilleure ? Le point sur Saphirnews avec Ahmet Ogras est vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF).



Ahmet Ogras est vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF).
Ahmet Ogras est vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF).
L’année 2015 a été pour les citoyens français sans doute une année très difficile marquée par des attentats odieux et lâches perpétrés par des terroristes et qui ont mis fin à la vie de personnes innocentes. À la suite de ces attentats, chaque citoyen a essayé de comprendre les facteurs, les raisons de ces actes terroristes qui ont troublé les esprits de la société française.

Les raisonnements et les arguments formulés sont divers. En revanche, il est indispensable de prendre du recul face aux évènements qui ont eu lieu et d’essayer d’en faire une analyse critique pour préparer l’avenir de la France dans toutes ses diversités.

Vers une nouvelle compréhension de la diversité

Les terroristes ont perpétré ces actes au nom de l’islam ou plus exactement à partir de ce qu’ils ont pu comprendre ou ne pas comprendre de l’islam. Car il est plus que jamais important de distinguer ce que l’islam dit, dont les sources scripturaires sont le Coran et la tradition prophétique, et la façon dont ces textes sont interprétés.

À partir du moment où cette distinction est admise, les amalgames qui peuvent être faits entre islam et terrorisme peuvent être sensiblement évités. Certes, l’islam est un, mais les interprétations sont diverses et variées. En partant de ce principe, chacun doit avoir la responsabilité de comprendre la diversité. L’homme est souvent l’ennemi de ce qui lui est inconnu. D’où l’importance de se connaître, de se comprendre et d’échanger.

Aussi, la compréhension de la diversité impose une éducation qui aspire à vivre en paix et en toute prospérité. C’est par le moyen de l’éducation que le peuple français, avec toute sa diversité, peut vivre en fraternité. Nous devons nous fraterniser pour que le radicalisme ne domine pas mais que cette fraternité éclaire l’humanité.

Cette fraternisation sous-entend bien évidemment la compréhension de la diversité. Car elle n’est pas un moyen de division mais elle est une richesse. C’est pourquoi nous devons aujourd’hui remettre en cause notre politique d’éducation au niveau social, philosophique, religieux, etc., pour reformuler les notions essentielles qui vont mûrir les esprits, les pensées et, enfin, pour construire un meilleur avenir pour la France.

Vers un espace d’échanges

En outre, les attentats ont permis de constater que le virus Daesh se propage partout dans le monde, notamment au Moyen-Orient et maintenant en Europe. En attaquant en France, il n’a fait aucune distinction de religions ni respecté les valeurs humaines. Par conséquent, la responsabilité de chaque citoyen est aujourd’hui de trouver les remèdes contre ce virus.

La création des espaces d’échanges entre les différentes sensibilités religieuses, les citoyens, les jeunes, les femmes, les sociologues, les intellectuels et les médias constitue un remède parmi d’autres pour faire émerger un faisceau de forces vives favorisant la fraternité et le vivre-ensemble de notre pays.

À ce titre, la valorisation des échanges va permettre de contribuer à la compréhension de la diversité et pourra inciter les citoyens à mettre en œuvre des actions concrètes pour une humanité plus fraternelle.




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