A Marseille, le maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin a obtenu dimanche soir 41,03% des voix contre 39,14% aux listes du candidat PS Jean-Noël Guérini. Avec 5,54% des suffrages, le MoDem est clairement en position d'arbitre et pourrait faire basculer la ville à gauche.
Les candidats ayant jusqu'à ce mardi à 18 heures pour déposer leurs listes de second tour, dès lundi au soir le chef de file du MoDem à Marseille, Jean-Luc Bennahmias, a annoncé que les listes du parti centriste fusionnaient avec celles du PS, précisant qu'ainsi le MoDem pourrait compter sur la présence de cinq élus au conseil municipal si la ville basculait à gauche. Un peu plus tard, c'est le candidat PS Jean-Noël Guérini en personne qui confirmait la nouvelle.
S'exprimant à ce sujet sur la chaîne de télévision France 3, le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a déclaré : "Sur le projet de Jean-Noël Guérini, je préfère des fusions de listes sur la clarté, sur des projets politiques. Je préfère la clarté politique plutôt que l'embrouille." "Ce n'est pas étonnant. A Marseille, Jean-Luc Bennahmias était un ancien dirigeant des Verts passé au MoDem", a-t-il ajouté.
Précisant sa position quant à l'alliance nationale avec le MoDem, François Hollande a déclaré : "Je note bien qu'il y a autant de positions du MoDem qu'il y a de villes en France, alors pas besoin de faire une alliance quelconque. Il s'agit pour nos candidats, ville par ville, d'être dans cet état d'esprit, c'est-à-dire vouloir le changement dans la clarté et en rassemblant au plus large."
Pourtant, dimanche soir, l'ex-candidate socialiste pour les présidentielles Ségolène Royal avait elle souhaité qu'il y ait "des alliances partout" avec le MoDem. "Nous ne pouvons pas construire une alliance avec quelqu'un qui n'en veut pas et qui a comme seul objectif de victoire ce matin la ville de Pau qui est une ville dirigée par la gauche depuis 1971", a pour sa part estimé François Hollande le lendemain lundi.