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Accident d’autocar dans le Loir-et-Cher : les victimes rapatriées au Maroc

Rédigé par Anissa Ammoura | Mardi 27 Mai 2008 à 11:48

           

L’accident d’autocar qui a coûté la vie à sept ressortissants marocains et blessé vingt cinq autres le 23 mai dernier près de Blois (Loir-et-Cher) rappelle que la route fait toujours autant de victimes. Les causes de l'accident ne sont pas encore connues mais pour le préfet du Loir-et-Cher, l'endormissement du chauffeur serait à l'origine de celui-ci. Pour un des survivants, il s'agirait de l'éclatement d'un pneu. Côté passagers, les victimes sont essentiellement des retraités vivant entre le Maroc et la France. Peu fortunés, le car reste pour eux le moyen de locomotion le moins onéreux et le plus pratique pour séjourner dans leur pays d’origine.



Opérations de secours autour du car accidenté sur l'A10, le 23 mai 2008 (AFP)
Opérations de secours autour du car accidenté sur l'A10, le 23 mai 2008 (AFP)
Les sept victimes marocaines décédées dans l’accident d’autocar la semaine dernière seront toutes rapatriées au Maroc d'ici mercredi 28 mai, soit cinq jours après l'accident. Le véhicule s’était écrasé aux alentours de 3 h du matin contre une pile de pont de l'autoroute A10, près de Blois dans la nuit du 22 au 23 mai dernier. Parti la veille de l'accident, de Tiznit, dans le sud marocain, le véhicule transportait 32 personnes, dont deux chauffeurs. Le dernier bilan faisait état de vingt cinq blessés dont huit grièvement. Hier soir, une veillée funéraire était organisée après la prière d’Asr à la mosquée Tariq Ibn Ziyad des Mureaux (Yvelines), d'où étaient originaires une partie des victimes. Les familles, l’Ambassadeur du Maroc, Fathallah Sijilmassi , les consuls marocains de l’Ile-de-France ainsi que François Garay, le maire des Mureaux, étaient présents. Le voyage de ces derniers et des membres de leurs familles est pris en charge par le Roi Mohammed VI, tout comme les frais médicaux des blessés.
«Cinq personnes sont originaires de la région d’Agadir et deux de Casablanca. Les victimes sont majoritairement des retraités, âgés entre 55 ans et 70 ans. Et seulement deux cas sur les sept décès ont leur famille en France » a précisé à Saphirnews, Nordine Ghilli, co-gérant de la société de pompes funèbres IFO El Amen chargée de rapatrier les corps au Maroc. « Ce sont des gens qui retournent souvent au Maroc, et en autocar, cela leur coûte moins de 200 euros l’aller-retour. L’intérêt de ce mode de transport est qu’ils peuvent prendre plus de bagages qu’en avion. Ils ont droit à 30 kg de bagages puis cela leur coûte 2 euros par kilo supplémentaire contre 11 euros par kilo en avion ».

Le deuxième chauffeur sorti du coma

Les responsabilités de l’accident ne sont pas encore déterminées mais selon le préfet du Loir-et-Cher, Pierre Pouessel « Une des hypothèses possibles est celle de l’endormissement du chauffeur ». Pourtant, le dernier relais entre les deux chauffeurs a eu lieu à environ deux heures de route de l’accident, selon les gendarmes. L'ancienneté du car accidenté était dans les normes puisqu'il avait à peine plus de dix ans – il a été mis en circulation en 1997 - mais il ne disposait pas de ceintures de sécurité, obligatoires sur tous les véhicules neufs depuis 1999. « Le chauffeur qui ne conduisait pas est sorti du coma dimanche soir » a annoncé Haj Ahmed Sadik, l’associé de Nordine Ghilli à Saphirnews, « Il aurait expliqué au patron de la société Aziz, [la société de transports impliqué, et spécialisé dans le transport de voyageurs et de petites marchandises entre la France et le Maroc, ndrl], qu'un pneu aurait éclaté. Quant au chauffeur qui était au volant au moment de l’accident, il est toujours dans le coma. Son état est jugé critique ».





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