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Abdel Halim Khaddam dénonce le gouvernement syrien, la commission de l'Onu veut s'entretenir avec Bachar al-Assad

| Lundi 2 Janvier 2006

Suite aux révélations de M. Khaddam, la commission de l'Onu qui enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri a demandé à entendre le président syrien Bachar al-Assad et son ministre des Affaires étrangères Farouk al Chara, a annoncé lundi son porte-parole.



Abdel Halim Khaddam dénonce le gouvernement syrien

"La commission a déjà envoyé une demande d'entretien avec le président syrien Assad et le ministre des Affaires étrangères Farouk al Chara, entre autres", a déclaré à Reuters le porte-parole de la commission. "La commission demandera également à entendre (l'ancien vice-président) Abdel-Halim Khaddam dès que possible", a dit le porte-parole.
En effet, l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam a dénoncé vendredi le gouvernement de Bachar al-Assad dans une interview donnée à la chaîne Al Arabia. Il accuse le président ainsi que d'autres responsables syriens d'avoir menacé l'ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri, quelques mois avant son assassinat le 14 février dernier dans un attentat à la bombe à Beyrouth. Il affirme notamment que les services de sécurité syriens n`auraient pas pu assassiner M. Hariri sans que le président en ait connaissance. "Ce que M. Khaddam a dit corrobore des informations que la commission a reçues et mentionnées dans deux rapports", a dit le porte-parole en requérant l'anonymat et sans donner d'autres précisions.


“Haute trahison”

Ces déclarations ont provoqué un tollé au sein des députés syriens qui ont demandé à l'unanimité au gouvernement de juger Khaddam pour « haute trahison ». Dimanche, le parti Baas au pouvoir en Syrie, dirigé par le président Bachar al-Assad, a limogé Abdel Halim Khaddam.
"La direction nationale a décidé d'exclure Khaddam du parti. Elle le considère comme un traître. Ses calomnies et ses mensonges violent les principes nationaux et patriotiques", a affirmé le Baas dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Sana.

"C'est un témoignage historique", a dit dimanche Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre. "Khaddam a donné un coup d'accélérateur à une enquête qui souffrait des manipulations syriennes illustrées par la défection de témoins syriens exploitée par les médias de Damas", a déclaré l'ancien ambassadeur du Liban aux Etats-Unis, Simon Karam. En dépit des difficultés qu'elle a rencontrées, la commission n'a pas reculé et a répété ses accusations qui vont jusqu'à la tête du régime syrien".

"Le Conseil de sécurité n'a pas non plus lâché prise", a-t-il ajouté. "La Commission a renouvelé une ancienne demande, toujours d'actualité, celle d'interviewer Assad et Chareh", a-t-il relevé.





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