« Assurer une meilleure reconnaissance et légitimité à nos actions politiques respectives et parrainer les futurs candidats qui souhaitent s'engager », « devenir un interlocuteur incontournable pour encourager les futurs Obamas municipaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens de demain » et « lancer une véritable réflexion nationale sur l'action positive (discrimination positive, ndlr) en politique » : tels sont les objectifs de l’ANELD.
Tous plaident pour la discrimination positive comme le seul outil capable de donner la place aux jeunes, qui n’ont pas encore de « modèle d’identification », tout en insistant sur le fait de leur « donner la chance » et non de « discriminer ». « L’objectif n’est pas de rendre la France moins compétente. Il ne faut pas mettre de la diversité n’importe où. Nous voulons donner la possibilité aux jeunes qui ont des compétences de pouvoir s’intégrer », affirme Mme Benchérif. Comme la parité hommes/femmes qui a permis l’émergence des femmes dans tous les domaines, l’idée de quotas en faveur des personnes issus de l’immigration est défendue pour une meilleure représentativité de la France en termes de diversité.
Les premiers signataires sont des élus majoritairement issus de la région parisienne et des rangs de l'UMP ou centristes à l’image de M. Hamza ou de Fouad Sari, adjoint au maire de Vigneux-sur-Seine. Mais l’Association se veut sans étiquette politique car la diversité n’est « ni une question de gauche ni de droite » selon les élus. On retrouve ainsi Said Laatiriss, maire adjoint socialiste de Grigny (91) ou encore Nasser Djaffar, maire adjoint de Bagnolet (PC). « Si les partis politiques ne veulent pas nous voir, on fera en sorte d’entendre notre voix », conclut M. Hamza. Les statuts de l’association seront déposés d’ici quelques semaines, temps pour l’ANELD de « prendre une dimension nationale ».