Après une minute de silence, les prises de parole, essentiellement pour appeler au calme, se sont succédées.
"L'an dernier, nous avons traversé (Clichy) en slalomant entre les carcasses de voitures brûlées, laissant une image de notre ville que nous ne voulions pas voir", a notamment déclaré le maire de Clichy.
"Une fois de plus, la France et même le monde entier nous regardent mais aussi nous attendent. Alors je lance un appel solennel pour que le calme, la dignité qui règne ici perdure", a-t-il ajouté. "Ayons confiance dans la justice, la République française. Il ne faut pas que Bouna et Zyed soient morts pour rien".
Cet appel a été relayé par les proches de Bouna et Zyed, ainsi que par plusieurs habitants de la commune voisine de Montfermeil. "De grâce, à la mémoire de ces deux frères que vous connaissiez, nous demandons que les jeunes de Montfermeil restent aussi calmes que ceux de Clichy", a dit l'un d'entre eux.
C'est l'association "Au-delà des mots", créée par des jeunes de Clichy juste après la mort des deux adolescents, qui a organisé l'événement. Ils étaient d'ailleurs nombreux à porter les T-shirt blancs distribués par l'association et sur lesquels on pouvait lire en noir les noms de Zyed et Bouna, avec ce commentaire: "Morts pour rien".