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Social

A Villiers-le-Bel, la mort de deux adolescents entraine des échauffourées

Dimanche soir 25 novembre, deux adolescents âgés de 15 et 16 ans ont trouvé la mort lorsque la mini-motocross sur laquelle ils circulaient, apparemment sans casques selon des témoins, a violemment percuté une voiture de police. Aussitôt après cet accident, de violentes échauffourées ont éclaté entre des jeunes de la ZAC de la Tolinette, le lieu où s'est produit l'accident, et les forces de l'ordre.



A Villiers-le-Bel, la mort de deux adolescents entraine des échauffourées
Invité de la radio RTL ce matin, Didier Vaillant, le maire de Villiers-le-Bel, a demandé que "toute la lumière soit faite" sur la mort des deux adolescents, tout en appelant au calme.

"Je demande que cette enquête soit impartiale, qu'elle puisse se réaliser dans les meilleurs délais pour que toute lumière soit faite sur les circonstances de cette collision. J'espère que des éléments nous permettront de faire toute la lumière", a ainsi déclaré M. Vaillant, pour qui, après ce "drame", "ce sont la rage et la colère qui l'ont emporté sur la raison". "Tout de suite il y a eu un certain nombre d'échauffourées, avec un commissaire de police qui a voulu rentrer en discussion et a été victime de coups", a-t-il précisé.

"Je demande l'arrêt de ces violences, je demande à tous les habitants et notamment aux jeunes de ne pas entrer dans la colère. J'appelle à l'action concertée des hommes et des femmes de bonne volonté pour que Villiers-le-Bel retrouve son calme le plus vite possible", a lancé Didier Vaillant tout en déplorant le fait que "le poste de police de Villiers-le-Bel ait brûlé".

Mouhsin, 15 ans, et Larami, 16 ans, étaient "partis faire du cross dans les champs", selon le frêre du premier, Omar Sehhouli, dont les propos sont rapportés ce matin dans le quotidien Le Figaro et qui souhaite "que tous les policiers responsables soient condamnés". Pour lui, "ce n’est pas de la violence, c’est de la rage qui s’exprime", car "ces deux petits, tout le monde les connaissait dans la cité".

Selon la police, l'accident ne serait pas du à une course-poursuite entre les forces de l'ordre et les jeunes. Ces derniers auraient "grillé une priorité", et circulaient "à vive allure, non casqués", et sur un "engin volé".


Lundi 26 Novembre 2007




Commentaires articles

1. Posté par Français en colère le 26/11/2007 21:21
En cas de "Rage", rien de tel qu'un bon vaccin !

2. Posté par Raisonnement le 26/11/2007 23:57
"L'engin volé" est un YZ, il faut donc chercher tous les noms où on trouver ces deux lettres. Comme c'est bizarre, le premier qui vient à l'esprit s'est barré en chine.

3. Posté par un autre francais en colère le 27/11/2007 00:25
A quand un défilé silencieux à la mémoire de la jeune fille assassinée à Creil
dans le RER ou bien à celle de ce brave homme massacré à Epinay pour avoir
osé photographier un lampadaire.

PS
Avez-vous remarqué à l'occasion de ces deux assassinats AUCUNE voiture brûlée!!!

4. Posté par marsiho le 27/11/2007 09:13
"Un jour il advient ceci que le belluaire distrait oublie ses clefs aux portes de la ménagerie, et les animaux féroces se répandent par la ville épouvantée avec des hurlements de sauvage". Ainsi parlait Théophile Gautier des forcenés de la Commune de Paris.

Aujourd'hui, l'incompréhension va être la même. Et à juste titre, car comment comprendre ce déversement de violence qui balaie tout sur son passage, bâtiments publics en premier ? Il serait tentant de faire un personnage unique des émeutiers et des populations de ces quartiers difficiles. Difficiles à vivre, difficiles à comprendre, dificiles à maitriser, difficiles à relier, difficilies à animer... Il serait tentant pour l'individu lambda de dire, "il y a eux, et nous". Et devant cette violence inadmissible, ce sera bientôt "il y a eu contre nous". Tâche d'huile ou pas ? Il est certain que des petits groupes vont essayer de propager l'incendie (et contrairement à ce que prétendent les médias, cela déborde déjà le Val d'Oise puisque des incidents ont eu lieu hier aux Mureaux). Et comme les cendres de 2005 sont encore chaudes, il y a un vrai risque que l'incendie reprenne. L'accident mortel de deux jeunes sert de prétexte à une révolte froide qui s'organise quasi militairement, mais c'est bien l'émotion qui la guide. Quand on a rien à perdre, on peut bien tout risquer. Le nihilisme est de rigueur et faute d'ascension sociale possible, ce seront les faits d'armes qui donneront de la valeur et une hiérarchie dans la vie sociale des quartiers.

A chaque incident, à chaque émeute la violence monte d'un cran. En 2005, étrangement, les heurts en étaient resté aux échauffourées ; mais cette fois des tirs ont eu lieu. Grenaille, mais également gros calibre de chasse. Plus de 60 policiers blessés, cela ne s'était jamais vu ! La prochaine étape en toute logique, c'est un ou deux morts... Certains prétendent que retirer les forces de l'ordre du champ de bataille reste la seule solution pour apaiser les choses. Ce serait une capitulation républicaine qui laisserait la place à de véritables ghettos à l'image de ceux qui existent en sur le continent américain. Le service public ne pourrait y subsister et ce serait laisser des centaines de familles à l'abandon total.

D'ailleurs tout cela est-il réellement circonscrit aux quartiers sensibles ? N'y a t-il pas un malaise plus grand dans notre jeunesse ? Comment ne pas relier ce qui se passe chez les étudiants et chez les jeunes de banlieue. Certes, cela se passe dans des univers parallèles, mais le malaise n'est-il pas le même ? Celui d'une angoisse face à l'avenir ? Je pourrais écrire "quelle société allons-nous laisser ?". Mais ce constat est déjà dépassé, il me faut écrire "qu'avons-nous créé ?" Il n'y a jamais eu une véritable intention de régler les problèmes sociaux. Pire, la vitesse de la défragmentation sociale s'est accentuée. Dès lors, il ne pourra plus y avoir que des vainqueurs et des vaincus, et surtout des victimes. Même si les événements de Villiers le Bel venaient à s'éteindre dans les heures qui suivent, ce ne serait que partie remise puisque l'Etat refuse de se pencher résolument sur la question. La dotation aux communes ne cessent de baisser et le coût de la vie est encore plus sensible dans un quartier populaire que chez le salarié lambda ?

Un simple exemple : hier soir, j'étais au cinéma. Plus de 9 euros la place (UGC)! Comment cela est possible ? Trois euros cinquante un sachet de chocolats ! Impensable. si on converti ce chiffre dans nos anciens francs ; 20 francs quelques sucreries ! Mais comment un gamin de quartier peut-il aller au cinéma ? Et dès lors, comment peut-il s'évader dans sa tête ? Comparer sa vision du monde étroite avec d'autres points de vue sur grand écran ? Comment peut-il triturer sa pensée et prendre conscience que d'autres manières de voir le monde existent ? Et ce n'est pas le nombre de librairies ridiculement bas sur ces territoires qui va proposer une alternative. Sans accès à la culture, point de salut. Sans capacité à relativiser sa propre place dans la société, aucune avancée possible. Ne reste alors que la frustration et donc la haine et la violence à la première contradiction. Quant à l'emploi... Faut-il en parler ? Vraiment ? Il y a parmi nous des gens qui n'ont rien de citoyen... Il y a parmi nous des êtres avides de rendements qui ne connaissent que la voie la plus rapide, la plus transversale, celle des délocalisations et des plans sociaux. Autre petit exemple : il y a à peine quelques semaines, le quartier du Vert-Bois à Saint Dizier subissait lui aussi une énième émeute. Aujourd'hui, Miko (filiale d'Unilever) va supprimer la moitié de ses emplois sur ce site, jetant sur le pavé autant de familles. Vous pensez qu'il faut s'attendre à une dégradation du climat social chez les jeunes de Saint Dizier ?


Et pour finir, elle est où Fadela Amara ? "On va pas se la raconter", à l'abri des lambris dorés de l'Elysée, la banlieue doit lui sembler bien lointaine... Un peu comme elle semblait lointaine à ces écrivains bourgeois du XIX° siècle qui invectivaient les Communards. Tiens, drôle de hasard... L'accident des deux jeunes a eu lieu rue Louise Michel.
http://www.politique-jeunesse.com

5. Posté par Une femme en colère le 27/11/2007 12:37
Quelles réactions pour dénoncer la violence faite aux femmes dans la rue ? aucune réaction aucune mobilisation aucune émeute après l'assassinat de la jeune femme dans le rer D à Creil

6. Posté par Blandine le 27/11/2007 13:19
C'est vrai "femme en colère" et d'ailleurs que font les associations qui défendent les femmes? NPNS par exemple!!!! c'est elles d'organiser ce genre de manifestation, non?

7. Posté par naima le 30/11/2007 15:32
selem alikoum wa rahmatoulah je pense qu' avant tout il faut penser aux parents de ces jeunes, qui on perdu leurs enfants!!! que dieu les aide dans leur peine est leur douleur amin

8. Posté par Democracy le 01/12/2007 22:32
Government !
Off the people !
Buy the people !
Fight the people !

9. Posté par un citoyen le 09/01/2008 16:41
Je trouve qu'il n'y a pa seulemnt les deux jeunes qui sont en tord mais aussi la police d'après mes observation sur les vidéos la voiture de police avait des trace qui ne peuvent pas s'être fait par un simple accident de moto!

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