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Société

8 mars : la place du Panthéon baptisée « Place des grandes femmes »

Rédigé par | Mercredi 8 Mars 2017

L’association « Les Voix de la Paix » réunit neuf femmes de confessions religieuses différentes pour un événement célébrant la Journée internationale des droits des femmes mercredi 8 mars sur la place du Panthéon, symboliquement renommée pour l'occasion « Place des grandes femmes ».



8 mars : la place du Panthéon baptisée « Place des grandes femmes »
Sur le fronton du Panthéon, on peut lire l’inscription « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ». Et les femmes dans tout ça ? Depuis la révolution de 1789, sur les 79 personnalités panthéonisées, seules quatre sont des femmes. C’est pourquoi « Les Voix de la Paix » a choisi de s’approprier le symbole en cette journée du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Cette association, qui se veut « interconvictionnelle » et qui promeut « une volonté commune de paix et de fraternité », donne la parole à neuf femmes de confessions diverses pour lire le Manifeste des Femmes pour la paix à 19h30, sur les marches du Panthéon.

La cérémonie est précédée d’un débat à la mairie du 5e arrondissement sur le rôle des femmes dans la modernisation des religions. Parmi les neufs intervenantes, on retrouve des musulmanes telles que l’anthropologue Dounia Bouzar et la présidente du Rassemblement pour la paix des Laïcs de la République (RPLF) Schéhérazade Zerouala. Il y aura également la femme rabbin Delphine Horvilleur, et Katia Robel, secrétaire générale de l’Union bouddhiste de France (UMF).

Sont aussi de la partie Christine Pedotti, directrice déléguée à Témoignage Chrétien, et Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, ainsi que la présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH) Françoise Dumont, Carole Coupez, secrétaire générale de l’Association Educasol, et la sociologue Valentine Zuber, titulaire de la chaire « Religions et relations internationales » de l’École pratiques des hautes études (EPHE).

« Faire entendre la voix de la paix contre celle de l’épée »

Le manifeste a été présenté une première fois le 22 mars 2016 à la Mairie de Paris. « Le fait d’être une femme, et de tenter d’être une femme libre, m’empêche d’adhérer à ma tradition religieuse de façon fondamentaliste et d’en lire les textes de façon littérale », témoignent les signataires.

« Mon engagement pour la paix, c’est d’œuvrer pour que ma tradition religieuse ne soit pas une forteresse, qu’elle ne dresse pas de murs mais bâtisse des ponts et ouvre des portes. c’est de travailler pour que les textes ne deviennent pas les armes du fanatisme mais des espaces de débat et de questionnement », ajoutent-elles. « Je suis une voix de la paix parce que je sais que tous les humains sont mes semblables : ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous différencie. »

Le manifeste met aussi en avant la laïcité « Parce qu’être laïque, c’est respecter la liberté de conscience de tous, toutes et de chacun, chacune, d’avoir la liberté de croire, de ne pas croire ou de changer de religion. C’est aussi respecter la liberté de penser et de s’exprimer ! ». A travers ce texte, les signataires veulent « faire entendre la voix de la paix contre celle de l’épée ».






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